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Un trésor caché sur l’Île de Madagascar

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La part de butin obtenue par le pirate Olivier Levasseur, pendu le 7 juillet 1730, est encore d’actualité, plus de 300 ans après la fameuse bataille de Saint-Denis. L’importance des biens emportés au cours de ce combat a valu 10 ans de bannissement de la cour royale portugaise au Comte d’Eiricera en charge d'acheminer cette richesse au roi.

Il ne s’agit peut-être pas d’une fable. Toutefois quelques contradictions peuvent laisser pantois les esprits sceptiques. Parmi elles, on peut citer les indications de Bernadin Nageons de l’Estaing qui explique avoir fait naufrage avant de cacher ledit trésor dans un caveau. L’intrigue est qu’il recommande de suivre les prescriptions des pirates pour retrouver le trésor.

Serait-il allé remettre au même endroit un trésor auparavant subtilisé et appartenant à un malfaiteur de pirate, en l’occurrence La buse ? Bien malin qui pourra le dire !

Histoire du trésor de La Buse

Au XVIII ème siècle, l’Océan Indien est le théâtre d’offensives meurtrières menées par des navires pirates à l’encontre d’embarcations commerciales. Malgré la lourde perte en vies humaines (90 morts) subie par ses hommes à la bataille d’Anjouan en 1720, Edward England, chef des pirates, se montre magnanime et laisse partir les marins rescapés et tenaillés par la faim.

James Macrae, le chef des ces rescapés se lance plus tard à la poursuite des pirates. Reconnaissant leur poursuivant, les pirates déposent Edward England et portent à leur tête son second, John Taylor, jugé moins conciliant.

Un an plus tard, ces pirates, aidés par une autre embarcation commandée par le Français Olivier Levasseur, livrent un combat sans merci sur l’île Bourbon. Aux termes de cette bataille de Saint-Denis, ils emportent une importante cargaison de diamants, d’or et de bien d’autres objets précieux qui certainement font de chacun d’eux, un homme très riche.

Avant sa mort, Olivier Levasseur surnommé La Buse tente de léguer un trésor habilement dissimulé. Avec l’implication d’un notaire, des recoupements sont faits avec le testament et des documents laissés par Bernadin Nageon (B.N.) de l’Estaing qui aurait travaillé à la Compagnies perpétuelle des Indes.

On en déduit qu’il s’agit probablement du même trésor qui serait alors caché sur une « île de France » dans l’Océan Indien. Bien entendu, il ne s’agit guère des Seychelles où ont débuté les recherches à partir de la découverte à Mahé de pierres sculptées, le cryptogramme de La Buse. Il peut donc s’agir de Maurice, de Réunion mais aussi de Madagascar !

Le cryptogramme de La Buse

C’est à La Réunion, à la fois région et département de la France, que tous les yeux sont rivés au sujet du trésor de La buse. Plusieurs touristes y espèrent découvrir ces biens précieux !

Certes, La Réunion est devenue la première base française dans l’Océan Indien depuis 1663 mais les Français qui la soumettent sont principalement venus de Madagascar, une autre île de France pour parler comme Bernadin Nageon de l’Estaing. L’histoire retient que les pirates ont connu des fortunes diverses sur la Grande Île. Ce qui fait des recherches souvent mises sur le compte de la fiction s'intéressent aux cartes de Madagascar notamment celles de Sainte Marie et de la baie d'Antongil.

Faut-il retourner le cryptogramme pour découvrir qu’elle indique probablement une contrée malgache ?

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